Avec le syndicat des Services Publics, SSP-VPOD, Genève

9 janvier 2013

A la caisse, Mesdames !

L'adoption de la LCPEG frapperait les femmes encore plus que les hommes. Encore une perspective de genre, même en matière de retraites ? Laissons les chiffres parler...

Les femmes représentent la majorité des effectifs des actifs/actives dans la fonction publique à Genève (57% à la CIA, 70% à la CEH). La majorité de ces femmes vont effectuer un parcours professionnel à temps partiel, voire avec des interruptions pour élever leurs enfants.

Dans ce contexte, il est déjà difficile d'arriver à 37 ou 38 années de cotisations. Arriver à 40 ans, comme l'exige la nouvelle loi sur les caisses de retraites de la fonction publique (LCPEG) sera pratiquement impossible, de surcroît avec des rentes fondées sur des salaires assurés forts réduits par les temps partiels. Le fait que les femmes soient majoritaires est encore plus flagrant dans les basses classes, surtout dans le secteur de la santé.

Une augmentation des cotisations péjorerait la qualité de vie de ces personnes, essentiellement des femmes. Par exemple, la LCPEG induirait à la CEH une augmentation des cotisation de 66% en classe 5 et de 59% en classe 10. On peut faire le même constat pour les retraites.

Au niveau national, dans le secteur de la santé, les femmes touchent 38% de moins que les hommes. A la CEH la répartitions des retraites en 2012 se fait ainsi :
  • entre 1000 et 2000 Fr il y a 2021 femmes pour 465 hommes
  • entre 3000 et 4000 Fr il y a 1003 femmes pour 456 hommes
A l'opposé, il y a
  • 17 femmes pour 91 hommes entre 7000 et 9000 Fr
  • plus que 3 femmes pour 26 hommes entre 10000 et 12000 Fr...
La LCPEG péjorant aussi le montant des retraites (de 7 à 25% selon la caisse et selon la classe), c'est là encore que les femmes vont passer à la caisse ! C'est pourquoi, mesdames, il faudra voter NON à la LCPEG le 3 mars !