
En effet, nous ne pouvons accepter de travailler plus longtemps, comme le prévoit l’accord signé qui élève l’âge donnant droit à une rente entière à 63 ans contre 60 ans actuellement pour les affilié.e.s de la CEH et 62 pour celles et ceux de la CIA.
Tout comme, nous ne pouvons accepter de payer davantage puisque l’accord allonge la durée des cotisations à 39 ans à la place de la durée actuelle de, respectivement, 37,5 et 38 ans pour la CEH et la CIA.
Et nous ne pouvons pas non plus accepter des cotisations plus élevées -de l’ordre de 25 à 30% mais pouvant atteindre les 45% pour certains membres de la CEH- comme prévu par l’accord signé par le Cartel et le Conseil d’Etat qui fait porter au personnel une large part du coût du refinancement de la caisse.
Inacceptable, l’est aussi la forte baisse des rentes que le plan de recapitalisation de la caisse induit, rentes dont l’indexation, d’après l’accord signé, sera découplée de celle des salaires des actifs.
Et, inacceptables, le sont aussi les baisses de rentes pour les enfants et le coût exorbitant –de 6% par an- des départs à la retraite anticipés.
Depuis le début des années 1990, le personnel de l’Etat a largement été mis à contribution pour « sauver les finances cantonales ». En gros, depuis 1992, il a consenti des sacrifices équivalents à environ un mois de salaire par an.
Aujourd’hui, c’est de nouveau à ce personnel que l’on demande de passer à la caisse. Au même moment, c’est avec une grande mansuétude qu’on acquitte ou condamne légèrement les responsables de la débâcle de la BCG qui a coûté, en moyenne, 10'800 francs à chaque contribuable. Et, au même moment, les comptes de l’Etat affichent des bonis de plusieurs centaines de millions de francs dont on se sert principalement pour réduire les impôts... pour les riches !
Ces mesures ne sont pas inéluctables. Elles peuvent être combattues par la mobilisation du personnel.
A plusieurs reprises, à l’Hôpital cantonal, dans des Cycles d’orientation, les salariées et les salariés de la fonction publique ont montré leur opposition à cet accord et leur disponibilité à se mobiliser.
C’est pour organiser cette mobilisation, pour la faire converger vers une assemblée générale du personnel durant la première quinzaine d’octobre et, si possible, vers des mesures de lutte que le SSP a repris sa liberté par rapport à l’accord signé par le Cartel.
Actuellement, toute une série de mesures sont prises pour préparer cette mobilisation : une brochure explicative est en voie de réalisation pour début septembre et des équipes sont en train d’être constituées pour intervenir dans des réunions de mobilisation dans les différents services. Des tracts seront également réalisés.
De plus, une journée syndicale de réflexion et de discussion aura lieu le jeudi 29 septembre (inscription + infos supplémentaires ici). Si nécessaire, le secrétariat fera pour vous les démarches nécessaires à l’obtention d’un congé syndical pour pouvoir participer à cette journée.
Mais tout cela ne pourra pas se faire sans vous. Chacun et chacune peut, dans la mesure de ses possibilités contribuer à cette mobilisation : en distribuant notre matériel dans son service, en y organisant des réunions du personnel, en contactant des collègues d’autres services, en participant à la commission centrale de mobilisation. Nous comptons sur vous car, c’est dans l’unité et la mobilisation que réside notre force !