Dans la famille Adam’s du « Conseil d’Etat », M. Hiler
c’est un peu Frankenstein. Quels que soient les
morceaux de sa carrière politique qu’on attrape, ça reste
effrayant. Papouilles aux millionnaires, drague des hedge
funds, coups de trique aux bas revenus, gel des
réévaluations, 14 salaires aux cadres... Bref, un modèle
que ne renierait pas la présidence sortante du pays
voisin.
Alors quand notre Frank-Hiler s’attaque aux caisses
de retraites, le pire est assuré (à défaut des affiliés) :
hausses des cotisations, baisses des rentes, relèvement
de l’âge de la retraite, le tout financé quasi exclusivement
par le personnel. Ensuite de quoi, un peu à la façon de
Dracula cette fois, notre magistrat invente les « sucées
successives». Milliards après millions, les actuels et
futurs rentiers sont vidés de leur sang.
Bref : il devient urgent de signaler à ce fan du gothique
que Halloween est passé de mode. D’ailleurs les beaux
jours nous rapprochent davantage de la prise de la
Bastille! Hauts les cœurs et les drapeaux, le SSP
prépare des actions...
Chiffres importants !
Ce qu’on « oublie » de leur faire dire
Les experts aiment enrober les sales coups par une ribambelle de chiffres. Plus on vous coupe de revenus, plus on vous donne des graphiques. Mais en regardant les chiffres par l’autre bout, la logique s’inverse.
Voyez plutôt :
73% : c’est la part des cotisations actuelles qui suffisent à payer toutes les pensions (pas mal),
3.5 : c’est le nombre d’actifs pour 1 retraité (très bien),
2.6 : c’est la fortune en milliards de la CEH (excellent).
73% : c’est la part des cotisations actuelles qui suffisent à payer toutes les pensions (pas mal),
3.5 : c’est le nombre d’actifs pour 1 retraité (très bien),
2.6 : c’est la fortune en milliards de la CEH (excellent).
Mais avec le projet de loi :
- 1800 CHF : c’est ce que devrait payer en plus chaque année un employé en classe 5,
- 3’408 CHF : c’est ce qu’il toucherait en moins chaque année en prenant une préretraite à 60 ans,
- 2150 CHF : c’est ce que devrait payer en plus chaque année un employé en classe 15,
- 10’500 CHF : c’est ce qu’il toucherait en moins chaque année en prenant une préretraite à 60 ans,
- 3 ans : c’est ce qu’il faudrait travailler en plus pour avoir la retraite « normale »,
- 1 an et demi : c’est ce qu’il faudrait cotiser en plus pour obtenir une rente complète,
- 27% : c’est ce que vous perdriez sur votre retraite en la prenant à 58 ans (aujourd’hui c’est 4%),
- 30% : c’est ce que perdraient les enfants des retraités.
Alors qu’en même temps :
- 78: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » l’UBS,
- 28: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » le FMI (Fond Monétaire International),
- 2: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » la BCG (Banque Cantonale Genevoise).
Conclusion :
Pour que les banques puissent continuer à jouer à la
roulette et à piller des pays, l’Etat paie des milliards.
Quand il s’agit de nos retraites, les caisses sont vides.
Intéressante façon d’envisager la démocratie. Ce qui
nous amène à l’article suivant...
Démocratie
Genève cultive ses bananes
Genève cultive ses bananes
Longtemps, la presse locale s’est moquée des pays à
la démocratie exotique, alors qualifiés de « républiques
bananières ». C’était bien sûr avant le Conseil d’Etat
actuel. En 2007 déjà, celui-ci décidait de s’asseoir sur le
résultat d’une votation populaire. Les Genevois avaient
accordés 600 postes supplémentaires aux EMS, les
personnes âgées ne les verront jamais.
C’est avec un même esprit démocrate que le Conseil
d’Etat a abordé la fusion des caisses. L’Assemblée
Générale de la CEH a refusé cette fusion. De son côté la
CIA, par voie référendaire, a également rejeté la chose.
Que le personnel des 2 caisses, paritaires par définitions,
soit contre son projet, voilà qui préoccupe le Conseil
d’Etat à peu près autant que la votation de 2007.
Force est de constater que Genève est devenu une« république » au sens exotique du terme. C’est pourquoi, par souci de cohérence, nous proposons de remplacer l’aigle du drapeau par une banane, plus appropriée à représenter la politique du Conseil d’Etat genevois.
-
SSP
Les employés d’abord
Les employés d’abord
Face à cet engouement fruitier des autorités, chaque
syndicat a dû se déterminer. Le choix du SSP est simple :
nous sommes du côté des employés. Nous allons donc
convoquer des assemblées du personnel pour organiser
la mobilisation.
Il est temps d’agir pour
sauver nos retraites !
Dates d’assemblées
-
Assemblée du personnel de Beau Séjour:
29 mai à 12h
-
Assemblée du personnel de la maternité et
pédiatrie :29 mai à 15h30.
-
Assemblée général du personnel HUG:
31 mai à 15h30 et 17h
-
Proposition de mobilisation : 7 juin