Avec le syndicat des Services Publics, SSP-VPOD, Genève

17 mai 2012

Fusion des caisses : Halloween au pouvoir !

Dans la famille Adam’s du « Conseil d’Etat », M. Hiler c’est un peu Frankenstein. Quels que soient les morceaux de sa carrière politique qu’on attrape, ça reste effrayant. Papouilles aux millionnaires, drague des hedge funds, coups de trique aux bas revenus, gel des réévaluations, 14 salaires aux cadres... Bref, un modèle que ne renierait pas la présidence sortante du pays voisin. 

Alors quand notre Frank-Hiler s’attaque aux caisses de retraites, le pire est assuré (à défaut des affiliés) : hausses des cotisations, baisses des rentes, relèvement de l’âge de la retraite, le tout financé quasi exclusivement par le personnel. Ensuite de quoi, un peu à la façon de Dracula cette fois, notre magistrat invente les « sucées successives». Milliards après millions, les actuels et futurs rentiers sont vidés de leur sang. 

Bref : il devient urgent de signaler à ce fan du gothique que Halloween est passé de mode. D’ailleurs les beaux jours nous rapprochent davantage de la prise de la Bastille! Hauts les cœurs et les drapeaux, le SSP prépare des actions... 




Chiffres importants !


Ce qu’on « oublie » de leur faire dire


Les experts aiment enrober les sales coups par une ribambelle de chiffres. Plus on vous coupe de revenus, plus on vous donne des graphiques. Mais en regardant les chiffres par l’autre bout, la logique s’inverse. 

Voyez plutôt :
73% : c’est la part des cotisations actuelles qui suffisent à payer toutes les pensions (pas mal),

3.5 : c’est le nombre d’actifs pour 1 retraité (très bien),

2.6 : c’est la fortune en milliards de la CEH (excellent).




Mais avec le projet de loi :
  • 1800 CHF : c’est ce que devrait payer en plus chaque année un employé en classe 5,

  • 3’408 CHF : c’est ce qu’il toucherait en moins chaque année en prenant une préretraite à 60 ans,
  • 2150 CHF : c’est ce que devrait payer en plus chaque année un employé en classe 15,

  • 10’500 CHF : c’est ce qu’il toucherait en moins chaque année en prenant une préretraite à 60 ans,
  • 3 ans : c’est ce qu’il faudrait travailler en plus pour avoir la retraite « normale »,

  • 1 an et demi : c’est ce qu’il faudrait cotiser en plus pour obtenir une rente complète,
  • 27% : c’est ce que vous perdriez sur votre retraite en la prenant à 58 ans (aujourd’hui c’est 4%),
  • 30% : c’est ce que perdraient les enfants des retraités.

Alors qu’en même temps :
  • 78: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » l’UBS,
  • 28: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » le FMI (Fond Monétaire International),
  • 2: c’est le nombre de milliards payés par les contribuables pour « aider » la BCG (Banque Cantonale Genevoise).

Conclusion :
Pour que les banques puissent continuer à jouer à la roulette et à piller des pays, l’Etat paie des milliards. Quand il s’agit de nos retraites, les caisses sont vides. Intéressante façon d’envisager la démocratie. Ce qui nous amène à l’article suivant... 


Démocratie
Genève cultive ses bananes 

Longtemps, la presse locale s’est moquée des pays à la démocratie exotique, alors qualifiés de « républiques bananières ». C’était bien sûr avant le Conseil d’Etat actuel. En 2007 déjà, celui-ci décidait de s’asseoir sur le résultat d’une votation populaire. Les Genevois avaient accordés 600 postes supplémentaires aux EMS, les personnes âgées ne les verront jamais. 

C’est avec un même esprit démocrate que le Conseil d’Etat a abordé la fusion des caisses. L’Assemblée Générale de la CEH a refusé cette fusion. De son côté la CIA, par voie référendaire, a également rejeté la chose. Que le personnel des 2 caisses, paritaires par définitions, soit contre son projet, voilà qui préoccupe le Conseil d’Etat à peu près autant que la votation de 2007. 

Force est de constater que Genève est devenu une« république » au sens exotique du terme. C’est pourquoi, par souci de cohérence, nous proposons de remplacer l’aigle du drapeau par une banane, plus appropriée à représenter la politique du Conseil d’Etat genevois. - 


SSP
Les employés d’abord 

Face à cet engouement fruitier des autorités, chaque syndicat a dû se déterminer. Le choix du SSP est simple : nous sommes du côté des employés. Nous allons donc convoquer des assemblées du personnel pour organiser la mobilisation.

Il est temps d’agir pour sauver nos retraites !

Dates d’assemblées
  • Assemblée du personnel de Beau Séjour: 29 mai à 12h
  • Assemblée du personnel de la maternité et pédiatrie :29 mai à 15h30.
  • Assemblée général du personnel HUG: 31 mai à 15h30 et 17h
  • Proposition de mobilisation : 7 juin 
Télécharger le tract au format électronique (PDF)